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Ostéopathie et Enfants

Les différents événements et les changements physiologiques vécus par l’enfant lors de son développement représentent un inconfort que l’ostéopathie peut permettre d’éviter. On leur impose souvent un rythme effréné et ils doivent s’adapter sans cesse au mode de vie des adultes.

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Ça tombe bien, car à partir de 3 ans, l’enfant a de l’énergie à revendre et va être très actif.

Entre 3 et 8 ans, le développement de la motricité globale permet à un enfant d’exercer son équilibre et sa coordination, et aussi d’utiliser ses grands muscles. Il va petit à petit maîtriser certaines activités physiques que son corps lui permet de faire et de perfectionner au fil des années. 

L’école est un passage important dans l’évolution des enfants. Ils vont prendre conscience de leur place dans un groupe et apprendre à mûrir leur réflexion.

Autour de 5 ans, ils socialisent grâce à l’apprentissage de la vie et ses stimuli et ils sociabilisent par l’apprentissage de la vie en groupe. Ils contrôlent mieux leurs émotions et disposent d’une plus grande habileté physique. Ils prennent conscience de leurs capacités et apprennent à coordonner leurs mouvements en essayant des choses (sauter à la corde, bondir à pieds joints sur une courte distance, faire rebondir un ballon avec une main, grimper, se balancer, pédaler, danser en rythme, dessiner un personnage).

Après la maternelle, vers 6-7ans, le début de l’école primaire est une autre étape clé pour un enfant. A cet âge, l’enfant va se lier d’amitié avec des camarades qui lui ressemble, il peut résoudre un conflit, il comprend ce qu’est un mensonge, il peut faire preuve de leadership dans un groupe ou se faire influencer. Côté motricité, à cet âge, l’enfant peut coordonner ses mouvements entre le haut et le bas de son corps. Sa force musculaire se développe. Il a davantage d’équilibre (il est capable de marcher sur une poutre de 5 cm de largeur sans tomber), d’endurance, d’habileté (ses gestes sont plus précis ; il peut bouger facilement et rapidement en évitant des obstacles).

A partir de l’âge de 7-8 ans, l’enfant s’ouvre davantage aux autres. Grâce à une coordination et une flexibilité accrue dans ses gestes, il peut lancer un ballon avec force et précision et l’attraper facilement d’une main, faire du vélo sans roulettes, etc. Le démarrage d’une activité sportive est tout indiqué.

L’ostéopathe peut intervenir aux différents stades de la croissance de l’enfant. Les séances d’ostéopathie préventives sont intéressantes car les troubles apparaissent à différents âges.

Il peut endiguer les bobos du quotidien : troubles fonctionnels, problèmes de digestion, de sommeil…

Les enfants ne se développant pas tous au même rythme dans tous les domaines, l’ostéopathe saura adapter sa pratique à chaque petit patient. Mettre en place un suivi ostéopathique à raison de 2 séances par an lui permettront de constater les évolutions et d’effectuer certains réglages.

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Les troubles liés à la croissance de l’enfant

Une étude danoise sur la croissance de l’enfant a été menée de 2016 à 2019 sur 777 enfants âgés de 3 à 6 ans. Voici ce qui a été mis en évidence :

  • Entre 24 et 43% d’entre eux ont déclaré souffrir de douleurs qui s’apparentent aux douleurs de croissance. Elles touchent principalement les jambes, et plus particulièrement les genoux et les mollets (parfois même les cuisses). 

  • Ces douleurs sont diffuses, d’intensité variable et intermittentes (alternance de périodes douloureuses, 1 à 3 fois par semaine, et de périodes sans douleurs).

  • Elles se produisent en soirée ou la nuit. D’ailleurs 1 enfant sur 4 déclare avoir un sommeil perturbé.

Entre 3 à 10 ans environ, la croissance est régulière, à raison de 5 à 6 cm en moyenne par an. Elle concerne notamment les os longs comme le fémur, le tibia et péroné, le cubitus et le radius, qui grandissent en longueur grâce aux cartilages de croissance situés à leurs extrémités.

Voici ce qui se passe : le cartilage épiphysaire se transforme progressivement ; ses cellules grossissent, puis se mettent en colonnes. Elles se laissent ensuite envahir par les vaisseaux capillaires, se calcifient puis s’ossifient. Ces os grandissent en longueur mais aussi en épaisseur.

Le pic de ces douleurs de croissance intervient habituellement entre 4 et 8 ans. Puis reprennent de plus belle à la puberté.

A quoi sont dues ces crises de croissance ?  Elles peuvent dépendre de nombreux facteurs : la génétique (certaines études ont mis en évidence une prédisposition familiale), les hormones (sensibilité accrue du système nerveux), l’alimentation, mais aussi les os qui peuvent grandir plus vite que les tissus mous (muscles, tendons, fascias), les sollicitations mécaniques liées aux mouvements et à l’activité physique (articulations anormalement mobiles, microtraumatismes répétés sur un corps encore en développement, fatigue musculaire), ou encore le stress lié aux changements de vie.

Un déficit en vitamine D pourrait aussi jouer un rôle dans l’apparition des douleurs musculosquelettique chez l’enfant, de même que le syndrome des jambes sans repos, ce trouble neurologique qui affecte souvent nos petits.

Tous ces changements osseux qui s’accompagnent fréquemment des douleurs évoquées plus haut, peuvent être pris en charge par l’ostéopathe.

L'ostéopathe peut accompagner l’enfant dans cette période de croissance en apportant un soulagement des douleurs mécaniques et en améliorant son équilibre postural.

Lors de la première séance, le praticien établit un bilan ostéopathique complet et évalue l’état de santé global du corps de l’enfant et notamment :

  • la mobilité articulaire (hanches, genoux, chevilles, bassin) ;

  • la présence de tensions musculaires ou fasciales ;

  • les asymétries posturales (pieds plats, valgus des genoux, asymétrie du bassin)

  • le schéma moteur global de l’enfant.

 

Quelques conseils aux parents :

  • veiller à ce que les enfants dorment bien en installant par exemple des rituels de relaxation avant le coucher ;

  • encourager une activité physique régulière, sans excès ;

  • observer les alertes à travers les symptômes pour prévenir des pathologies plus sérieuses (infections, troubles orthopédiques, etc) et consulter un professionnel de santé si les douleurs deviennent persistantes, voire invalidantes.

 

Le but de la consultation chez l’ostéopathe consiste à apporter un confort durable pour l’enfant en pleine croissance, tout en s’assurant que les zones clés de son développement suivent un cours normal. L’approche est globale, non invasive, peut s’intégrer dans le cadre d’une prise en charge pluridisciplinaire si nécessaire.

Grâce à des techniques manuelles et mobilisations douces, adaptées à l’âge et à la sensibilité de l’enfant, l’ostéopathe va libérer les zones de tension tout en équilibrant les chaînes musculaires et posturales pour favoriser une croissance plus harmonieuse.

Ostéopathie et troubles fonctionnels chez l’enfant

Chez l'enfant et jusqu’à l’adolescence, l'ostéopathe peut agir sur des douleurs dorsales (scolioses, cyphose), des maux de tête, des troubles statiques, des problèmes d'orthodontie (appareil dentaire qui peut provoquer des douleurs à la mâchoire), des troubles du sommeil, d’énurésie (pipi au lit), des troubles ORL, des douleurs digestives, diarrhée ou constipation, etc.

Généralement, on découvre les premiers signes d’un problème chez l’enfant à l’école.

Toutes les activités pratiquées par les enfants peuvent perturber son équilibre, telles le port du cartable, la posture à l’école, les activités sportives, etc.

Tout ceci peut engendrer des pertes de mobilité que votre enfant exprime par des douleurs ou des troubles fonctionnels.

Lors de la première séance, l’ostéopathe va effectuer un bilan général du jeune patient. Il voudra tout savoir sur les antécédents de l’enfant, ses activités, ses habitudes et son environnement. Il va également procéder à quelques observations pour comprendre le fonctionnement du corps, puis procéder à des tests afin d’étudier les structures qui présentent des troubles.

Cette entrée en matière permet d’installer un climat de confiance et de convivialité avec l’enfant.

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Ostéopathie et traumatismes chez l’enfant

Les moindres chocs, chutes, accidents de la route (coup du lapin), ne sont pas à prendre à la légère.

Anciens ou récents, si ces incidents ne sont pas pris en charge par un professionnel de santé, des douleurs chroniques peuvent s’installer. C’est souvent le cas des entorses, des fractures, un choc au niveau des cervicales. Les problèmes de mobilité inhérents ont pu provoquer un dysfonctionnement des structures. Entre autres douleurs ressenties : maux de tête, migraines, vertiges, douleurs de la mâchoire ou des dents, tensions musculaires, douleurs cervicales et lombaires, troubles du sommeil, de la vue, troubles psychiques, etc.

Au-delà du bilan ostéopathique et la verbalisation du patient concernant son histoire, le corps, qui garde en mémoire les stigmates des traumatismes subis, parle également sous les mains du thérapeute, qui saura décrypter le langage corporel pour mieux traiter les tensions et les troubles.

Ostéopathie et troubles du sommeil chez l’enfant

Les troubles de sommeil (cauchemars, ronflements) chez les enfants augmentent. L’enquête de l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance et MGEN de 2022, menée sur des enfants entre 6 mois et 10 ans, montre que 24% d’entre eux en souffre. Et 1/3 sont impacter impactés quand leurs parents en ont.

Seulement 45% des parents déclarent que leurs enfants sont en forme le matin au réveil et 23% d’entre eux signalent qu’ils sont agités en fin d’après-midi. 52% des enfants ont des horaires de coucher irréguliers et les temps de sommeil ne sont pas toujours adaptés à l’âge de l’enfant.

Quelques conséquences, signes de l’impact cognitif et psychologique : 

  • 65% doivent faire face à des troubles d’attention et de concentration ;

  • 50% ont des difficultés d’apprentissage ;

  • 48% ont du mal à maîtriser leurs émotions ;

  • 44% ont des accès de colère.

 

L’accès aux écrans ne sont pas étrangers aux troubles du sommeil des enfants de moins de 10 ans.

L’enquête révèle qu’en semaine, 55 % des enfants passent plus d’une heure sur des écrans après 17 heures et c’est le cas de 74 % d’entre eux le week-end. En outre, 11% des parents, disent que leur enfant s’endort avec un écran allumé dans sa chambre.

L’ostéopathe posera des questions, comme par exemple « s’agit-il de l’endormissement ou d’un réveil en deuxième partie de nuit ? », pour comprendre la potentielle origine du trouble.

L’ostéopathie peut déterminer si un blocage ou une dysfonction gêne le bon déroulement du sommeil. 

Grâce à des techniques appropriées (manipulations crâniennes, viscérales et d’autres selon la cause), l’ostéopathe peut amener un enfant à se centrer, à fixer son attention et lui permettre de retrouver un sommeil normal.

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Ostéopathie et énurésie chez l’enfant
 

L’énurésie (pipi au lit) intervient habituellement chez les enfants de moins de 5-6 ans.

Elle peut avoir un caractère héréditaire. Des études attestent que si l'un des parents a souffert d'énurésie, son enfant aura 40 % de risque de développer la maladie, et ce risque passera à 70 % si les deux parents ont été touchés.

Dans un premier temps, il est nécessaire de consulter un médecin généraliste ou un pédiatre pour écarter toute maladie (problème neurologique, infection urinaire, diabète…).

Plusieurs facteurs musculosquelettiques et neurologiques peuvent être responsables de l’énurésie nocturne de l’enfant, dont le mauvais alignement du bassin, la mauvaise régulation du système nerveux autonome, un tronc cérébral qui n’a pas atteint toute sa maturité (tissus nerveux situés à la base de l’encéphale), un dysfonctionnement au niveau du diaphragme.

Alignement du bassin

L’ostéopathe va vérifier s’il n’y a pas une perte de mobilité au niveau du petit bassin. Pour que la vessie fonctionne correctement, le bassin doit être aligné. La structure que forment le bassin et les muscles du plancher pelvien servent à maintenir la vessie bien en place. Un mauvais alignement ou une asymétrie du bassin peut favoriser l'énurésie et des douleurs dorsales. L’ostéopathe va rééquilibrer le bassin et lui rendre sa mobilité.

Régulation du système nerveux autonome

Le système nerveux autonome (SNA) joue un rôle primordial dans le contrôle de la vessie. En cas de stress ou d’anxiété, le système nerveux sympathique est activé : le rythme cardiaque augmente, les muscles se tendent, y compris ceux du plancher pelvien, ce qui peut influencer notre capacité à contrôler notre vessie et entraîner une hyperactivité de cet organe. Le traitement ostéopathique vise à équilibrer les systèmes sympathique et parasympathique afin de favoriser une fonction vésicale normale.

Maturation du tronc cérébral 

Le tronc cérébral, situé entre le cerveau et le début de la moelle épinière, est un élément important qui régule le réflexe mictionnel (vidange de la vessie). Si le sphincter de l’enfant est immature, il ne pourra pas contrôler volontairement sa vessie. C’est une des causes de l’énurésie. L'ostéopathie crânienne pourrait contribuer à améliorer le fonctionnement du système nerveux, en corrigeant les restrictions osseuses et membranaires crâniennes.

Mobilité de la colonne thoracique et lombaire

Les nerfs spinaux de la vessie proviennent de la partie inférieure de la colonne thoracique et lombaire. Des restrictions dans cette zone peuvent affecter la transmission des messages des neurones vers la vessie, contribuant potentiellement à l'énurésie.
 

Dysfonctionnement du diaphragme

Un dysfonctionnement du diaphragme peut affecter les muscles du plancher pelvien et ainsi altérer la pression. Les techniques ostéopathiques visant à améliorer la fonction diaphragmatique peuvent être bénéfiques dans la prise en charge de l'énurésie.
 

Constipation

En cas de constipation chronique, le rectum peut exercer une pression sur la vessie en altérant son fonctionnement et en augmentant l’urgence d’uriner. Des études indiquent que 50% des enfants atteints d’énurésie, souffrent également de constipation. L’ostéopathie crânienne peut s’avérer bénéfique.
 

Trouble psychologique

Les facteurs émotionnels peuvent aussi déclencher une énurésie chez l’enfant. 

Un choc émotionnel tel un déménagement, l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur dans la famille, la rentrée des classes, la séparation des parents, peut perturber l’équilibre de l’enfant.

Le rôle de l’ostéopathe est d’échanger avec l’enfant afin de déterminer si un événement psychique a pu le déstabiliser au point de modifier son équilibre physique. Si tel est le cas, la cause de son énurésie peut émaner d’un stress psychologique. L’ostéopathe recommendera alors aux parents de travailler en parallèle avec un psychologue ou un sophrologue.

En conclusion, l’ostéopathie permet de soulager de nombreux troubles rencontrés par les enfants. L’objectif recherché est que chaque enfant puisse retrouver un équilibre global afin qu’il se sente mieux dans son corps.

Encore une fois, les séances d’ostéopathie sont complémentaires d’un suivi médical (généraliste, pédiatre ou tout autre professionnel de santé).

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