
Mémorial à Louis-Delgrès & ses Compagnons
Mains d’enfants redessinant le bas-relief

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INAUGURATION DU MÉMORIAL À LOUIS-DELGRÈS & SES COMPAGNONS
Sur la place Gabriel-Péri, en face de la mairie du Blanc-Mesnil, un monument honorant la mémoire de Louis Delgrès a été dévoilé le 12 mai 2017, deux jours après la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions.
Réalisé par l'artiste Galya, le monument se compose de trois parties : Louis Delgrès, représenté en figure de proue ; un socle triangulaire, sur lequel est gravée la célèbre phrase du colonel « Vivre libre ou mourir » et sur lequel repose la membrure d'un navire négrier ; enfin, ses compagnons, répartis de part et d'autre.
Historique
L'œuvre de Galya contribue à la mémoire de Louis Delgrès et de ses compagnons, mais aussi, plus largement, à celle de tous les résistants et marrons qui se sont battus pour leur liberté.
C'est Jean-Marie Musquet, adjoint au maire du Blanc-Mesnil, d'origine guadeloupéenne, qui a passé commande à l'artiste. Le choix de Delgrès s'est imposé comme une évidence pour commémorer l'abolition de l'esclavage : avec ses 300 compagnons, il a préféré mourir plutôt que d'être réduit en servitude.
Louis Delgrès (1766-1802)
Né le 2 août 1766, Louis Delgrès est un métis « libre de couleur », fils d'une mère mulâtresse et d'un père fonctionnaire du roi de France aux Antilles. Républicain et antiesclavagiste, il fait partie des officiers locaux qui se révoltent contre la décision de Napoléon de rétablir l'ordre ancien dans les colonies françaises, à la suite de la révolution haïtienne.
Le 6 mai 1802, le général Richepance débarque sur l'île à la tête d'un corps expéditionnaire de plus de 3 500 hommes, pour exécuter la mission que lui a confiée Napoléon. Le 10 mai, Louis Delgrès publie une déclaration, rédigée avec Monnereau, un Blanc créole de Martinique placé sous ses ordres, dans laquelle il refuse de se rendre et appelle à la résistance. Quelques semaines plus tard, acculé avec ses hommes, Delgrès choisit la mort plutôt que la reddition : le 28 mai 1802, les quelque 300 hommes se font sauter avec leurs barils de poudre à Matouba (commune de Saint-Claude). Le 16 juillet 1802, l'esclavage est rétabli en Guadeloupe.
Article de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage.
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J'ai corrigé deux points d'histoire. La journée nationale s'appelle « des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions ». L'arrêté de Richepance rétablissant l'esclavage date du 16 juillet 1802, et non du 16 juin. J'ai aussi ajouté la date du sacrifice de Matouba, le 28 mai 1802.



















